
| Histoires des membres |
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Nous nous rappelons comment la Communauté Baptiste au Centre de l’Afrique (CBCA en sigle) est née au sein de l’EPN. Le premier contact se fait à Abuja au Nigéria pendant un atelier de Pré-ICASA conférence où les organisations confessionnelles étaient réunies du 1er au 3ème Décembre 2005. Mme Eva Ombaka présente les activités de l’EPN et nous sommes intéressés par le "treatment literacy". Contacté dans les couloirs, Eva est simple et partage avec nous les conditions de l’adhésion. L’année qui a suivi, la CBCA est officiellement née dans le réseau. La fête de 30 ans d’existence de EPN correspond donc au sixième anniversaire de la CBCA. Sommes-nous encore nourrissons? Oui peut-être, mais, même à cet âge, l’EPN nous a beaucoup servi. Vous savez bien comment les enfants prennent le temps des parents. Nous nous rappelons de notre première participation du 12 au 18 Novembre 2006 à l’atelier des leaders religieux sur le VIH/SIDA (HIV and AIDS treatment literacy) à Nairobi. Nous étions tout nouveaux et nous avions beaucoup de temps d’apprendre. Nous avons été en contact avec les organisations confessionnelles qui ont une expérience de longue date dans la prise en charge des personnes vivant avec le VIH, les défis de traitement, la prise en charge des enfants. Le plan d’action que nous avons développé a ouvert les yeux à la CBCA au point qu’en RD Congo, surtout au Nord et Sud Kivu, les autres églises membres de l’Eglise du Christ au Congo disaient de façon ironique que nous avions amené le VIH/SIDA à l’église. Ce n’est pas tout! Lors d’une formation sur les Procédures Opérationnelles Standard tenue à Yaoundé au Cameroun, nous avons recensé les failles du département médical dans le domaine pharmaceutique. D’abord, avec 151 structures sanitaires, le département n’avait pas de pharmacien qualifié, nous n’avions pas des procédures écrites et standardisées, etc. La visite de Anke Meiburg à Goma, Bukavu, Butembo et Beni a été un signal fort que nous sommes réellement membre du réseau. Cela a abouti à la vulgarisation des acquis de Yaoundé par une formation locale sur les procédures opérationnelles standard et au recrutement d’un pharmacien qualifié du niveau universitaire. Ce dernier vient de participer en Octobre 2010, à un atelier sur les questions pharmaceutiques, à Douala. En tant que professionnel pharmaceutique, il a reçu des idées novatrices qui nous ont permis de recadrer le job description en tant que pharmacien d’Hôpital et d’initier le comité pharmaco thérapeutique au sein de l’Hôpital Général de Référence de Katwa. Cette idée noble d’un Comité Pharmaceutique et Thérapeutique n’aurait pu naître sans les assises de Douala. Ce niveau atteint, trouve sa source dans l’appartenance au Réseau Pharmaceutique Œcuménique. Pour l’avenir, bien que le domaine pharmaceutique puisse connaître des défis communs, certains défis sont locaux. Nous citons un système d’approvisionnement des médicaments non fonctionnel en RD Congo. Dans sa vision, EPN chercherait à affermir ses membres et les rendre capable de faire face aux défis internationaux et locaux. Mettre les membres d’un pays en réseau au lieu de travailler dans l’ordre dispersé peut aussi produire plus de fruits. Nous, les membres du réseau, devons promouvoir sa consolidation et son élargissement. En effet, bien des membres potentiels existent dans notre environnement mais sont pour l’instant en dehors du réseau poursuivant des intérêts individuels qui risquent de ne pas produire beaucoup d’effets sur la population. Nous disons enfin que la campagne de sensibilisation de l’EPN sur la résistance aux antimicrobiens a profondément changé notre vie et attitude face à la prise de cette catégorie des médicaments. Il est vrai que si cette question n’est pas prise aux sérieux, la génération future risque de vivre une catastrophe. Imaginez-vous que pendant que vous lisez cette phrase, plusieurs prestataires sont en train de prescrire les antibiotiques de façon irrationnelle. Plusieurs patients sont en train de prendre abusivement les antibiotiques. Plusieurs membres de nos communautés réutilisent les ordonnances médicales des antibiotiques et pratiquent l’automédication. Le travail est encore énorme. Goma, le 21 mars 2011 ![]() L’ASSOMESCA (Association des Œuvres Médicales des Eglises pour la santé en Centrafrique) est née en 1989 sur une initiative de l’Eglise Evangélique Luthérienne de Bouar. A la fin de 2004, nous sommes entrés dans le Réseau Pharmaceutique Œcuménique. Avec plus de 550 membres du personnel, 4 hôpitaux, 48 centres de santé, 8 dépôts pharmaceutiques et beaucoup plus d’infrastructures encore, nous avions des espoirs quant au soutien de l’EPN. Cette adhésion est devenue tangible quand notre Présidente, Dr. Ione Bertocchi, est retournée de l’assemblée générale de 2006 de l’EPN en Allemagne, avec une attestation de l’adhésion de l’ASSOMESCA à l’EPN. En aout 2007, l’EPN avait organisée une réunion à Lagos, au Nigéria, regroupant plusieurs membres. Durant cette réunion, il y avait des exposés et des sujets à débattre, concernant l’EPN et concernant les problèmes auquels faisaient face les membres de l’EPN. L’EPN voulait apporter sa contribution pour aider les membres avec ses problèmes. C’est à partir de là que je commençais à connaitre les activités de EPN. A cela vient s’ajouter la formation sur les Procédures Opérationnelles Standard et le Forum a Yaoundé, au Cameroun, en 2008, qui nous ont marqués considérablement. Ces occasions nous ont vraiment permis de bien comprendre ce que fait l’EPN: ses activités focalisées sur la santé dans l’ensemble, et son apport aux agences d’approvisionnement en produits pharmaceutiques. Notre rencontre à Douala, pour le séminaire sur les questions pharmaceutiques et l’atelier de plaidoyer, des activités organisées par l’EPN, nous a beaucoup marqué et a eu un impact dans notre vie. L’atelier nous a permis de faire un plaidoyer auprès du Fond Mondial, pour améliorer le réseau de distribution des ARV et réactifs, et la distribution de médicaments et réactifs donnés par le Fond Mondial. Au regard de tout ceci, nous pouvons dire que le travail de l’EPN dans les 30 dernières années a eu des impacts sur l’ASSOMESCA et les individus dans notre association qui ont profité du support de l’EPN. Nous avons acquis des connaissances et notre institution a appris beaucoup de choses par des nouvelles dans les bulletins d’information du secrétariat. La politique de la bonne gouvernance et l’assurance qualité des soins permettront aux réseaux confessionnels d’être durables. Pour ce qui est comme vision de l’avenir de l’EPN, notre souhait est que partout où il y’a un bureau de l’OMS, il faut qu’il y’ait représentation et visibilité de l’EPN. Bangui, le 20 avril 2011 Association des Œuvres Médicales des Eglises pour la santé en Centrafrique Noel Ningalao Commande Groupée des Médicaments: une expérience utile pour améliorer l’accès aux médicaments essentiels de bonne qualité à un coût raisonnable! L’accès aux médicaments de bonne qualité à bon prix et leur usage rationnel est le cheval de bataille du Réseau Pharmaceutique Œcuménique (EPN) et pour ses membres. Ce champ d’action s’inscrit dans les priorités du réseau. Les difficultés en termes d’accès sont diversement ressenties par les membres de EPN. Elles deviennent de plus en plus accentuées lorsqu’un pays membre est enclavé ou lorsque les capacités de ravitaillement sont limitées. Le Tchad, un pays enclavé se range parmi les pays où les coûts des médicaments sont les plus élevés pour les malades dans les formations sanitaires confessionnelles. Dans ce pays, les sources de ravitaillement en médicaments essentiels génériques sont limitées et donnent souvent occasion à des ruptures de stock. Pour faire face à cet épineux problème de rupture, trois hôpitaux confessionnels (Béré, Bébalem, Koyom) se sont mis ensemble pour organiser une commande groupée auprès de Mission for Essential Drugs and Supplies (MEDS), aussi un membre de l’EPN, au Kenya. Simple test ou réel début de solution pour une amélioration de la disponibilité des médicaments de bonne qualité aux patients? De l’étude de faisabilité à la commande S’engager dans une grande opération de commande groupée sans une étude préalable risque d’être périlleux pour ne pas dire ‘suicidaire’. Il a fallu collecter les données d’au moins 4 sources différentes: 2 du Tchad et 2 de l’extérieur (IDA et MEDS). L’apport de Mr Albert Petersen, Président du Conseil d’Administration du réseau EPN a été d’une grande utilité, par sa participation active. Cette étude comparative préalable a consisté à retenir 25 produits couramment utilisés dans les hôpitaux, estimer leur consommation semestrielle et comparer les prix entre les différentes sources d’approvisionnement. Il ressort assez clair que la commande à l’extérieur est la meilleure en termes de prix de revient aux malades. Le succès de cette première phase nous a ouvert la porte de la deuxième phase, à savoir retenir MEDS pour la commande groupée. La grande opération Elle a commencé par la réception et la distribution aux hôpitaux participants à la commande, la liste actualisée des médicaments et consommables de MEDS. Chaque hôpital exprime en fonction de sa capacité financière ses besoins et les canalise à l’Hôpital Evangélique de Koyom qui assure la coordination de la commande. Aussitôt transférées, les commandes ont été préparées minutieusement par MEDS sous la direction et le contrôle de Gladys Mburu, et selon un code de préparation interne permettant d’éviter toute confusion possible à la réception. Le 15 mars 2010, la cargaison quitte les locaux de MEDS en destination du port de Mombasa, au Kenya, puis à Douala, au Cameroun, par la voie maritime. Le 13 juin 2010, c’est l’arrivée et l’ouverture du conteneur de 40 pieds (qui a servi de transporter les produits) au Tchad. Ce fut la grande satisfaction de retrouver intact les produits embarqués à Nairobi. Leçons apprises Au-delà de l’unité et le désir de travailler ensemble entre hôpitaux confessionnels au Tchad, la première commande groupée est la preuve que l’union fait la force, une force qui peut permettre d’aller plus loin même au-delà des frontières. Si la commande groupée permet de résoudre temporairement les ruptures de stock dans nos hôpitaux, elle se révèle tout aussi nécessaire dans un pays comme le nôtre, pour rendre accessible financièrement les médicaments aux malades pour peu qu’elle se maintienne dans le temps et que l’environnement extérieur et intérieur ne changent pas. Le succès connu lors de cette première commande nous encourage pour la possibilité de rééditer cette expérience sur de bonne base. Détails
N’Djamena, juillet 2010 |